L’enseignement en milieu pénitentiaire : accompagner des projets de réinsertion

L'enseignement en milieu pénitentiaire représente, au-delà d’une simple obligation pour les mineurs de moins de 16 ans, une priorité absolue en matière de lutte contre l’illettrisme auprès de l’ensemble de la population carcérale, préalable indispensable à une réinsertion sociale, scolaire ou professionnelle du plus grand nombre.


le 9 février 2017


L’activité des unités locales d’enseignement (ULE) qui existent au sein de chaque établissement pénitentiaire est pilotée par une Unité Pédagogique Inter-Régionale (UPIR). Pour le Grand Ouest (Académies de Rennes, Nantes, Caen et Rouen), 24 sites pénitentiaires relèvent de cette Direction inter-régionale, placée sous l’autorité du recteur de l’académie de Rennes.

La Commission Régionale du Suivi de l'Enseignement (CRSE) en milieu pénitentiaire est composée des recteurs des académies de Rennes, Nantes, Caen et de la rectrice de l’académie de Rouen, qui rejoint, cette année, l’UPIR du Grand Ouest, en cohérence avec la réforme territoriale effective depuis janvier 2016.

Cette instance officielle de pilotage et de suivi des actions en matière d’enseignement dans les établissements pénitentiaires s’est réunie le 12 janvier dernier. A cette occasion, la convention qui définit les conditions de mise en œuvre et les moyens mis à disposition a été contractualisée entre les quatre recteurs d’académie, le directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse et le directeur interrégional de l’administration pénitentiaire.

Cette commission doit également apprécier la bonne adéquation entre les objectifs définis, les moyens mobilisés et les résultats obtenus. Le cas échéant, ces éléments permettent de réexaminer le projet pédagogique pour l’année scolaire suivante.

Les objectifs du projet pédagogique de l’UPIR du Grand Ouest ambitionnent, d’une part, de réenclencher la dynamique d’apprentissage des mineurs afin d’optimiser leurs chances de re-scolarisation à leur sortie, et d’autre part, de lutter contre l’illettrisme, préalable à la réinsertion des personnes majeures dans un parcours de formation qualifiante.

A cet effet, les quatre académies s’attachent à la validation des acquis en cours de formation et à renforcer le principe de parcours diplômants. Dans ce but, les enseignants qui interviennent en milieu carcéral suivent une formation spécifique, qui leur octroie une certification complémentaire pour les enseignements adaptés.

Pour répondre aux principes de la loi de refondation de l’école de la République, qui vise l’égalité des chances pour tous, les académies de Rouen et de Caen veilleront rigoureusement à l'atteinte de ces objectifs.

Dernière modification de la page le 23 février 2017 à 10H05.